lundi, mai 05, 2008

Le cours de Yahoo plonge

L'offre de Microsoft abandonnée, l'action de la société est sanctionnée cet après-midi à Wall Street. Le titre a perdu 26% à Francfort ce matin..

La mésentente entre Yahoo et Microsoft sur un prix de rachat pourrait coûter cher au groupe dirigé par Jerry Yang. Après le retrait de l'offre de Microsoft, le cours de l'action Yahoo a chuté de 26% ce matin à la bourse de Francfort. Vers 16h, il cédait 18,9% à New York, à 23,25 dollars. Son repli a atteint jusqu'à 30% lors des pré-cotations du Nasdaq, l'indice des valeurs technologiques. Les spéculateurs qui pariaient sur le rachat n'ont plus lieu de tenir leurs positions, et devraient donc vendre les actions qu'ils détiennent. Ils pourraient être imités par un certain nombre d'investisseurs. Les analystes doutent en effet des perspectives en solo de Yahoo.

Le patron du groupe promet pourtant un renouveau. Dans un communiqué dimanche, Jerry Yang a en effet indiqué que «maintenant que nous ne sommes plus distraits par l'offre non sollicitée de Microsoft, nous allons être en mesure de concentrer toute notre énergie à la réalisation de la transition la plus importante de notre histoire.» Il s'est également réjoui du refus des actionnaires de son groupe de souscrire à une offre inférieure à 37 dollars par action.

Mais certains détenteurs de titres se disent mécontents du rejet de l'offre de Microsoft. Le groupe avait révisé son offre jusqu'à 33 dollars par action, soit 47,5 milliards de dollars, pour acquérir Yahoo. Parmi ces protestataires, Eric Jackson a annoncé dimanche qu'il entend mener une campagne auprès de l'ensemble des actionnaires pour les inciter à sanctionner pour cet échec l'actuelle direction de Yahoo lors de la prochaine assemblée générale annuelle. Mécontent des performances boursières du groupe, l'homme avait formé un groupe d'actionnaires minoritaires en 2007 et avait réussi à obtenir la tête de l'anicen PDG de Yahoo Terry Semel. Jerry Yang, qui avait alors repris les rênes de la société qu'il a fondé, est donc à son tour sur le selette.

Source : lefigaro.fr
referencement.com

lundi, avril 28, 2008

Les gros sites e-commerce toujours plus dépendants du search

La proportion de visites sur des site e-commerce ou de petites annonces aux Etats-Unis venant de moteurs de recherche n'a pas augmenté en 2007 (25 %), selon Hitwise. En revanche, cette proportion augmente chez les 500 plus gros marchands en ligne, comptabilisés par Internet Retailer. 37 % du trafic des pure players vient des moteurs et comparateurs de prix, contre 35 % en 2006. La proportion est de 32 % chez les VPCistes (30 % en 2006), de 31 % chez les fabricants de produits grand public (27 % en 2006), et de 30 % chez les chaînes de magasins (28 % en 2006). Au total, 13 % des grands e-marchands ont généré plus de la moitié de leur trafic par ce biais en 2007, contre 10 % l'année précédente.

Source : Le Journal du Net
referencement.com

vendredi, mars 28, 2008

Sorrell : «Nos concurrents ? Google, Microsoft et Yahoo!»

Le président du groupe britannique WPP, numéro deux mondial du secteur, met le cap sur les marchés à forte croissance. Entretien avec Martin Sorrell.
LE FIGARO. Fin février, vous estimiez qu'il n'y aurait pas de récession aux États-Unis. Faut-il revoir vos prévisions ?
Martin SORRELL. Nous avons prévu que notre activité progresserait d'environ 6 % en 2008. Nous n'avons pas perçu de changement à ce jour. Les Jeux olympiques de Pékin, l'Euro de football et les élections américaines stimuleront le marché cette année. La Bourse étant en avance sur le monde réel, le ralentissement ne se ressentira qu'en 2009. De même, la Chine ne pourra pas progresser indéfiniment au rythme actuel. La reprise viendra en 2010 avec les élections intermédiaires aux États-Unis, le Mondial en Afrique du Sud et les Jeux d'hiver à Vancouver.

Quel développement connaîtra la Chine après les Jeux ?
Les Jeux olympiques de Pékin concluent vingt ans de croissance en Chine. Nous ­avions prévu le changement sans précédent que déclencherait l'ouverture de ce marché, mais pas la vitesse avec laquelle il s'est produit. Depuis trois ou quatre ans, notre activité progresse entre 25 et 30 % par an. Nous sommes déjà trois fois plus gros que nos concurrents et comptons 9 000 collaborateurs en Chine. Le ralentissement de la croissance nous permettra d'investir.

Quel est le potentiel sur les autres marchés émergents ?
Depuis dix ans, WPP poursuit trois objectifs : réaliser deux tiers du chiffre d'affaires dans la communication non traditionnelle, la moitié dans les études et un tiers sur les marchés émergents. Aujourd'hui, nous sommes leader sur les quatre marchés clés Brésil, Russie, Inde et Chine , ainsi que dans dix des onze marchés susceptibles de connaître une croissance comparable, identifiés par Goldman Sachs comme les «next eleven» .

Le téléphone portable est le premier moyen d'accéder à Internet dans ces pays, mais le marketing mobile est balbutiant. Comment combler ce retard ?
Le constat est juste. C'est donc un mystère, pour moi, que les opérateurs de téléphonie mobile ne soient pas plus prompts à développer des services publicitaires ou de recherche. D'autres s'y placeront, dont Google. L'Internet mobile est un sujet complexe mais une vraie opportunité. La régie interactive 24/7 Real Media, rachetée en 2007 par WPP, est très impliquée sur le sujet, ainsi que nos spécialistes du mobile Jumptap (search), Iconmobile (publicité) et M:Metrics (mesure d'audience).

Quel est l'avenir des marchés arrivés à maturité ?
En Europe, certains marchés comme l'Espagne et l'Italie sont très dynamiques. La France a plutôt bien réussi cette année, le bénéfice est satisfaisant et les marges sont légèrement supérieures à la moyenne du groupe. Mais la croissance viendra de marchés à fort développement comme la Chine, l'Inde et le numérique. Nous concentrons nos efforts sur ces secteurs. Sur les marchés matures, nous basculons donc vers le numérique.

D'où viendra alors votre concurrence, d'un Digitas ou d'un Google ?
La difficulté de Digitas, racheté par Publicis Groupe, est de réussir à s'intégrer avec une agence médias comme Starcom et pour cette dernière de s'adapter à la technologie. Pour nous, la concurrence vient moins de Digitas que de Google, Microsoft et Yahoo!. WPP est le premier client de Google, qui est désormais un concurrent à travers sa régie interactive DoubleClick. De même, Microsoft est notre septième plus gros client mais aussi un concurrent via aQuantive. Le média est aujourd'hui au moins aussi important que le message. Ce changement exige une nouvelle forme de créativité et nous devons recruter des profils différents. Il aurait fallu fusionner la création et l'activité médias dans les agences dès les années 1990, c'est aujourd'hui trop tard. Seul Aegis l'a fait et semble bien parti pour être repris par Bolloré.

Le volume infini de sites sur Internet dévalorise-t-il le média ?
Tous les modèles du Web 2.0 dépendent de la publicité. Or, il n'y a pas suffisamment d'annonceurs pour tous. Il y aura donc un tassement. Des entreprises puissantes comme Google, Microsoft, Flickr, MySpace, Facebook se consolideront. Autour, vous retrouverez une volatilité comparable au marché de la presse magazine. Dans la communication hyperciblée, la valeur réside dans l'analyse et la mesure des résultats. À nous de répondre à cette demande.

Êtes-vous toujours intéressés par Synovate, la filiale études du groupe Aegis ?
Les études représenteront la moitié de notre activité d'ici cinq à dix ans. Nous avons été intéressés par Synovate et fait deux offres il y a deux ans avec le fonds Hellman & Friedman, puis une seconde plus élevée avec ce fonds ainsi que Vincent Bolloré. Synovate a présenté de bons résultats la semaine dernière mais sans améliorer sa marge, contrairement aux autres acteurs du marché. Nous souhaitons augmenter notre activité études avec de petites ou moyennes acquisitions, Synovate est l'une des opportunités. Dans trois ans, le marché des études se sera consolidé.

Céderez-vous vos 29,43 % du groupe de marketing interactif FullSix qui considère WPP comme «un actionnaire hostile» ?
La société a eu des résultats désastreux avec 13 millions de livres de pertes, 21 millions de livres de dettes et des engagements bancaires rompus. Il y a une assemblée générale le 15 avril, et nous verrons ce que la direction proposera pour se sortir de ce pétrin. FullSix ne représente qu'une part infime de notre activité.

Source : Le Figaro
referencement.com

lundi, mars 17, 2008


César Henao (Referencement.com) : "Nous privilégions un contenu par domaine et par langue"
Comment rendre son site visible à l'international ? César Henao, directeur général associé, a dévoilé quelques astuces d'optimisation.

Faire des campagnes de branding à l'international avec le référencement naturel : est-ce possible ?
Oui, c'est un moyen rapide et efficace car le positionnement avec la marque ou le nom d'une société permet un déploiement et une bonne visibilité

Faut-il un hébergement unique ou pays par pays ?
Aujourd'hui, il y deux écoles : d'un côté les adeptes d'une plateforme unique avec des sous domaines pour servir une information multi-langue, qui à nos yeux représente une forte économie d'échelle et une facilité pour la gestion des contenus ; de l'autre côté un déploiement pays par pays avec un hébergement geolocalisé qui favorise la prise en compte par les moteurs locaux.

Nous privilégions en fonction bien entendu d'une architecture données la deuxième car elle répond mieux au principe de geo-localisation des moteurs de recherche.

Est-il préférable d'acheter un nom de domaine pour chaque pays ?
Pour nous oui. Même si cela implique plus de travail à long terme, cet effort donnera au contenu une dimension plus pérenne.

La détection automatisée de la langue est-elle bien prise en compte par les moteurs ?
Les moteurs de recherche n'ont pas un module de détection de langue. Ils utilisent la langue du site définie par défaut. C'est pour cette raison que nous privilégions un contenu par domaine et par langue.

Dans quels pays est-il plus difficile de se positionner : aux Etats-Unis, en Chine, en France ?
La taille des index des moteurs de recherche aux Etats-Unis est considérable. Cela rend le positionnement dans les premières réponses plus complexes. Mais il faut dire également que les problématiques liées à la structure sémantique par idéogrammes en Chinois représentent un facteur de difficulté supplémentaire pour les moteurs occidentaux.

En Chine, par exemple, il faut bien distinguer entre les caractères chinois simplifiés (Chine populaire) et les caractères traditionnels utilisés à Hong-Kong et Taiwan. Car les moteurs de recherche font aussi une distinction entre les caractères simplifiés et traditionnels.

A part Baidu, quels moteurs sont leaders en Asie ?
Baidu représente 70 % du marché local, et c'est le 3ème moteur mondial. En voici d'autres: Sohu, Yahoo Chine, Sogou, Net Ease, Google China, Sina, 3721, 123 India, Ask Japon.

Concernant le référencement au Japon, il existe à priori trois extensions locales ( .jp / .co.jp / .ne.jp) pour le choix d'un nom de domaine. Laquelle choisir pour optimiser son référencement ?
La politique de localisation des sites au Japon vient de changer, désormais il est possible pour un site qui n'est hébergé au Japon d'obtenir l'extension .jp, c'est le plus simple.

Google a-t-il les mêmes règles d'indexation qu'en France dans les autres pays du monde ?
Oui, sauf pour des pays comme la Chine ou le gouvernement impose une règle particulière.

Quels sont, dans les grandes lignes, les critères de positionnement sur Baidu (3e moteur mondial aujourd'hui) ?
La pertinence des contenus, la geolocalisation, le rafraîchissement de l'information.

Combien de mots clé faut-il prévoir par pays environ dans sa liste ?
Depuis le début de nos activités, nous avons étudié le seuil optimal d'une matrice de requête par mots clés qui se situe autour de 30 mots clés en moyenne.

Comment arrivez-vous à suivre les algorithmes des outils de recherche à travers le monde ?
Nous avons lancé dès le début de nos activités deux programmes majeurs de veuille technologique, Find Observer et Find Archipel qui recensent les évolutions des algorithmes des moteurs et leur impact sur le mode d'indexation des sites.

Combien de temps prend le référencement d'un site à l'international ? En moyenne ?
En deux temps :
1/ La phase de préparation, elle conditionne la prise en compte rapide des moteurs
2/ L'indexation par le moteurs, très rapide si les pré requis ont été respecté, à savoir l'accessibilité.
En tout un processus de quelques semaines.

Comment éviter le duplicate content lorsque l'on dispose d'un site pour le marché belge (en français), un site pour le marché français et un pour le marché francophone au Canada ?
Vous devez concevoir une colonne vertébrale pour votre information (par exemple : ne pas dupliquer la page conditions générales de ventes), ensuite ajouter des mots clés et expressions spécifiques à chaque marché pour moduler l'information de votre site.

Avez-vous beaucoup de demandes de référencement à l'international de la part des PME ? Sont-elles concernées par cette pratique ?
Oui, de plus en plus les sociétés cherchent à s'exporter en poursuivant une politique de recherche d'opportunités sur de nouveaux marchés. Le référencement naturel et les techniques du Search Marketing sont des disciplines particulièrement bien adaptées aux PME car elle représentent par rapport à d'autres disciplines, comme la publicité off line, un ticket d'entrée sur un nouveau marché plus abordable et un meilleur retour sur investissement.

Je vous remercie de votre attention et vous invite à suivre notre actualité concernant nos nouvelles techniques de référencement sur les quatre nouveaux formats utilisés actuellement par les moteurs: vidéo, image, map et actualités.

Source : Emmeline RATIER, Le Journal du Net
referencement.com

jeudi, mars 06, 2008

France Télécom rachète le portail Cityvox
L'opérateur télécoms met la main sur le site français d'informations sur les sorties et spectacles des grandes villes. Une opération qui traduit les ambitions d'Orange dans les métiers d'audience et vient s'ajouter à la vague de consolidation en cours dans le secteur Internet français.
France Télécom investit tous azimuts dans les contenus. L'opérateur historique de télécoms vient d'annoncer le rachat de 100% de la société Cityvox, portail d'informations sur les sorties et les spectacles sur Internet, pour un montant non divulgué. Cette opération "s'inscrit dans la stratégie d'Orange de développer ses services Internet et l'audience de ses portails et vient consolider sa position actuelle en France de troisième audience et première régie publicitaire sur le Web", fait valoir l'opérateur. Les deux sociétés travaillaient déjà étroitement ensemble: Cityvox avait confié à Orange Publicité la commercialisation de ses espaces publicitaires depuis 2002 tout en s'occupant du contenu de la rubrique "en ville" du site orange.fr.

Après l'acquisition d'Auféminin par l'éditeur allemand Axel Springer, pour 284 millions d'euros l'été dernier, puis celle de Doctissimo par Lagardère pour 138 millions d'euros le mois dernier, ce rachat s'inscrit dans la vague de consolidation des sites Internet français. Plus petit que ces deux mastodontes du Web, Cityvox revendique, avec son site et ses déclinaisons "cinefil.fr", "concerts.fr" et "spectacles.fr", plus de 2,2 millions de visiteurs uniques chaque mois. Son chiffre d'affaires à l'issue de l'exercice clos au 30 juin 2007 s'est élevé à 3,3 millions d'euros et devrait atteindre 5 millions d'euros cette année. Fondée en 1999 par Bertrand Bigay et Michel Athenour, la société emploie 60 personnes à temps plein dont 40 à son siège de Marseille et affirme avoir mis en place en quelques années "un modèle économique rentable", quasi exclusivement fondé sur la publicité. Le site, qui se nourrit aussi des commentaires de 350.000 contributeurs réguliers, couvre 260 villes en France et 300 en Europe.

Orange peut désormais se targuer d'une audience de plus de 58 millions de visiteurs uniques dans le monde et 17 millions en France, soit légèrement plus que Lagardère Publicité (16 millions après le rachat de Doctissimo). L'opérateur de téléphonie mobile et d'Internet compte développer "de nouveaux services de proximité notamment en mobilité" et des revenus publicitaires locaux, tout en étendant à l'international le modèle de Cityvox dans les pays où Orange est présent.

Source : La Tribune - Delphine Cuny
referencement.com